Dernières nouvelles sur le permis de Château-Thierry et sur la problèmatique de l'extraction des gaz et huiles de schiste et gaz de houille:

la Sté pétrolière Hess Oil a été absorbée par Vermilion et porte désormais le nom de Vermilion Louise. Bertrand Demont, qui en était le dirigeant, ne fait plus partie du personnel , ni Guillaume Defaux qui était en charge de la communication, entre autres.

Vermilion est donc désormais le seul détenteur du permis de Château-Thierry et le seul interlocuteur.

La demande de prolongation du permis de Château-Thierry pour sa deuxième période est toujours en cours d'instruction dans les services du Ministère.

Ségolène Royal, depuis son arrivée, a malheureusement déjà signé des autorisations de prolongation de permis. En particulier,  le permis dit  de "La Folie de Paris" où elle a signé à la fois, une mutation au profit d'un nouvel opérateur et une prolongation. La coordination nationale des collectifs français anti-gaz et huiles de schiste et de houille a réagi : sous l'égide des Amis de la Terre, elle a  déposé un recours gracieux suivi d'un recours contentieux devant le tribunal administratif de Cergy. L'affaire n'a pas encore été jugée.

Nous n'avons donc plus en face de nous un Philippe Martin qui avait refusé de signer, suite à plusieurs réunions au Ministère avec notre collectif et le collectif du pays fertois, la mutation du permis de Château-Thierry au profit de la Sté Hess Oil. A titre informatif, cette dernière avait entamé un recours contre le Ministre pour "abus de pouvoir".

Le permis de Château-Thierry accordé à la Sté Toréador en 2009,  est toujours en cours, comme aujourd'hui 55 autres permis d'hydrocarbures non conventionnels en France. Il n'a pas été statué sur le sort de beaucoup d'autres demandes, comme celles plus au nord de l'Aisne. De nouvelles demandes ont été déposées par diverses stés pétrolières qui avancent leurs pions pour être prêts, au cas où……

Le Traité Transatlantique (TAFTA ou TTIP) dont les négociations sont toujours en cours à Bruxelles, dans la plus grande opacité, s'il était signé, représente toujours un  très grave danger puisque ses accords prévaudraient sur le droit national de chacun des 28 états européens:  "exit" la loi Jacob interdisant la fracturation hydraulique.

Quant à la réforme du Code Minier, la dernière mouture tend à favoriser et à faciliter la possibilité d'exploiter pour les Stés extractives, sous prétexte de relancer l'industrialisation de la France et d'attirer les investisseurs. L'impact environnemental ne serait pas évalué de manière approfondie et pas suffisamment tôt dans la procédure de demande de permis. A suivre...

La vigilance reste plus que jamais de mise.

CHL