Au lendemain de l'adoption définitive par les députés de la proposition de loi sur les huiles et gaz de schiste il y a lieu de nourrir les plus vives inquiétudes sur les intentions des pétroliers. Si le texte, qui doit encore être adopté par le Sénat le 30 juin, interdit l'usage de la technique dite de "fracturation hydraulique", il autorise des expérimentations scientifiques sous contrôle public. Or, comme l'on constaté plusieurs élus concernés, aujourd'hui les Dreal directions régionales de l'environ... continuent à instruire les permis. Le président de la fédération des PNR demande que "la parole de l'Etat soit respectée". Il y a lieu de s'inquiéter des déclarations dans Le Monde daté du 21 juin de Martin Schuepbach, le PDG fondateur de Schuepbach Energy, l'une des sociétés ayant obtenu des permis d'exploitation en France, selon lequel les forages par hydrofraction rendrait impossible la pollution des nappes phréatiques. "Qui sait par exemple que les nappes phréatiques se situent à 200-300 mètres sous le sol, que les forages atteignent jusqu'à 2000-3000 mètres, et que la manière dont le gaz est récupéré rend impossible la pollution de ces nappes", affirme le PDG américain, dans le quotidien. Un argument que les PNR réfutent en bloc. Il faut continuer de se battre et notamment pour que le futur code minier interdise définitivement l'exploration et l'exploitation de la de la roche mère